Après les communes et les hôpitaux, c’est au tour des facs de se retrouver en « faillite ». Il manque en effet 2 millions d’euros à la fac de Pau pour fonctionner normalement. Pas à cause d’une mauvaise gestion, mais bien parce que les financements publics sont en baisse, alors même que l’Etat se décharge de nombreuses dépenses sur l’université avec le passage à l’autonomie. Les facs de Nantes, du Mans, de Chambéry et de Limoges sont dans la même situation. L’ENS Cachan pourrait subir une situation similaire.
A Pau, les personnel-le-s s’organisent pour défendre « une université de Service public, sans diminution de l’offre de formation, sans diminutions des rémunérations, sans augmentation des droits d’inscription, et avec la garantie de maintien de l’emploi de tous les personnels, titulaires et contractuels ». L’assemblée générale s’est déclarée université en colère et organise la résistance. Dans les facs, comme en Grèce, ce n’est pas à nous de payer leur crise !