La forte affluence aux primaires PS est sans doute révélatrice de l’espoir de voir Sarkozy se faire virer lors des prochaines présidentielles. Mais la candidature de François Hollande, adoubée par tous les candidats PS, ne représente qu’une alternance sociale-libérale qui ne changera rien à nos vies quotidiennes, qui mènera les mêmes politiques d’austérité que cette « gauche là » conduit en Grèce ou en Espagne.
D’ailleurs, tous les candidats PS à la primaire ont voté le même programme et, par exemple, sont tous d’accord en matière d’enseignement supérieur et de recherche : ils ne reviendront pas sur la LRU et poursuivront la mise en place de la RGPP (révision générale des politiques publiques) qui organise, notamment, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ! D’ailleurs, Hollande qui s’était prononcé pour la création de 60 000 postes dans l’éducation s’est empressé de préciser que ces postes seraient retirés à d’autres ministères.
2012 ne doit pas être qu’un référendum nécessaire anti Sarkozy. Pour les jeunes et les travailleurs, il doit aussi s’agir d’exprimer leur volonté de faire payer la crise aux capitalistes et à eux seuls. Il n’est pas question de remettre notre destin à des politiciens professionnels qui parlent à « gauche » le temps d’une élection et qui finissent toujours par gérer loyalement un système où les marchés font la loi.
Il faut que nous prenions nos affaires en main, à l’image de tous les « indignés » du monde. C’est le sens de la candidature de Philippe POUTOU au printemps prochain.